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Épagneul Breton
Photo : Pharaoh Hound · Wikimedia Commons · CC-BY-SA-3.0

Épagneul Breton

Chiens d'arrêt · FCI n° 95 · France

L'Épagneul Breton pèse 14 à 18 kg pour 46 à 52 cm au garrot — le plus compact des chiens d'arrêt français. Né en Bretagne à la fin du XIXe siècle, sélectionné notamment à Callac et Pontou, il est reconnu FCI numéro 95 (groupe 7, section 1.2) depuis 1954. Premier chien de chasse aux inscriptions LOF pendant toute la décennie 2010, et chien d'arrêt français le plus exporté. Espérance de vie 13 à 15 ans, prédispositions modérées à la dysplasie de la hanche.

Poids
14 à 18kg
Hauteur
46 à 52cm
Espérance de vie
14ans
Coût mensuel
60 à 100

Profil de personnalité

Énergie 5/5
Indépendance 3/5
Facilité d'éducation 4/5
Entente avec les enfants 4/5
Vocalité 2/5
Espace nécessaire 4/5
Attachement au foyer 4/5
Accueil des inconnus 3/5
Entente avec les chiens 4/5
Entente avec les chats 3/5
Entretien du poil 2/5
Besoin d'exercice 5/5
Profil de personnalité : Épagneul BretonÉnergieÉducationEnfantsAboiementExerciceEntretienÉpagneul Breton
Données du radar de personnalité
RaceÉnergieÉducationEnfantsAboiementExerciceEntretien
Épagneul Breton544252

Notes attribuées sur des axes mesurés, seuil de confiance de la donnée : élevé.

Vivre avec un Épagneul Breton

Description

Morphologie carrée et puissante malgré le gabarit moyen : corps ramassé à dos court et musclé, crâne arrondi, oreilles de longueur moyenne attachées haut à légère frange soyeuse. Pelage plat ou légèrement ondulé, jamais frisé, de longueur semi-courte, avec franges aux membres et oreilles. Robes acceptées : orange et blanc, noir et blanc, foie et blanc, tricolore, ainsi que les robes rouanées. Particularité morphologique notable : le trait dit « anoure » (absence ou réduction spontanée de la queue) est reconnu par la FCI et courant dans la race. Contrairement aux spaniels britanniques, qui sont des leveurs de gibier, il appartient au groupe 7 des chiens d'arrêt : il pointe et immobilise le gibier avant le tir.

Un chien avec sa balle dans un salon clair, près d'un fauteuil en rotin
Salon

Tempérament

Énergie de travail élevée héritée de siècles de sélection cynégétique : privé de débouché physique quotidien, il développe rapidement de l'anxiété et des comportements de substitution (mâchouillage, agitation persistante). Sociable avec les enfants et les congénères s'il est correctement socialisé avant 12 semaines. Sensible au ton de voix — méthodes coercitives contre-productives pour cette race. Recherche le contact humain et supporte mal les longues absences, mais présente une autonomie fonctionnelle supérieure au Cocker Anglais lors des journées de chasse.

Éducation

Trainabilité solide : race habituée depuis des générations à travailler en autonomie partielle à distance du chasseur, ce qui lui confère une bonne capacité de décision mais nécessite une base d'obéissance posée dès les premières semaines à la maison. Apprentissage de l'arrêt instinctif chez les sujets issus de lignées de travail. Sports canins adaptés : field trial, bécassinage, obéissance, agility. Pour un propriétaire non-chasseur, le nosework (recherche olfactive sportive) canalise l'instinct en milieu contrôlé. La race figure régulièrement dans les classements de field trial français depuis les années 1970.

Une gamelle de croquettes posée près du panier, sur un parquet
Cuisine

Alimentation

350 à 450 g de croquettes premium par jour pour un adulte actif de 16 kg, répartis en 2 repas. Ration à ajuster selon le niveau d'activité : un chien travaillant plusieurs jours de chasse par semaine peut nécessiter 20 à 30 % de plus en période de saison. Éviter les repas juste avant les sessions d'exercice intense pour prévenir le risque de torsion d'estomac, plus faible dans cette race que chez les grands gabarits mais non nul.

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Un chien assis devant la porte d'entrée, sous le sac de promenade
Entrée

Conditions de vie

Inadapté à l'appartement sans accès quotidien à des espaces larges : maison avec jardin fortement recommandée. Besoin d'activité physique estimé à 90 minutes minimum par jour, réparties en deux sessions — idéalement combinant course libre et travail olfactif. Race conçue pour chasser « tous gibiers tous terrains » (bécassine, faisan, perdreau, canard selon la région) : l'instinct de pistage est puissant et le rappel doit être travaillé intensément hors enclos sécurisé. Bonne tolérance au froid breton et à l'humidité grâce à son pelage dense.

Un chien allongé sur un tapis, dans la lumière du matin
Salle de bain

Entretien & toilettage

Entretien léger comparé aux races à poil long : brossage hebdomadaire avec une brosse à poils naturels pour éliminer les salissures et prévenir les petits nœuds aux franges. Pas de toilettage professionnel obligatoire — la robe se nettoie naturellement entre les bains (un bain toutes les 6 à 8 semaines suffit). Vérification systématique des oreilles et des espaces interdigitaux après chaque sortie en forêt ou dans les hautes herbes pour détecter les tiques et les graines envahissantes. Perte de poils saisonnière modérée, deux fois par an.

Un livre ouvert posé sur une table en bois
Carnet de santé

Santé

Dysplasie de la hanche : présente à un niveau modéré dans la race — radiographies OFA ou FCI recommandées sur les reproducteurs. Épilepsie idiopathique documentée dans certaines lignées : vérifier l'historique des parents avant acquisition. Atrophie progressive de la rétine (APR) : test ADN disponible, à exiger chez l'éleveur pour les deux parents. Pas de pathologie dominante par rapport aux autres races de chasse de gabarit comparable ; espérance de vie 13 à 15 ans, l'une des plus longues du groupe 7. Les oreilles semi-tombantes exposent à des otites modérées, à surveiller après les sorties en végétation dense.

Histoire de la race

La race se structure à partir de la fin du XIXe siècle en Bretagne, dans les environs de Callac et Pontou (Côtes-d'Armor), par croisements supposés entre épagneuls locaux bretons et braques étrangers passés par les échanges cynégétiques franco-anglais et franco-gallois. Le Club de l'Épagneul Breton est fondé en 1907 ; le premier standard est homologué par la SCC en 1908, puis révisé en 1938 dans sa forme actuelle. La FCI attribue le numéro 95 lors de la reconnaissance internationale en 1954. Au cours des années 2010, la race occupe systématiquement la première place des inscriptions LOF parmi les chiens de chasse, dépassant le Labrador Retriever certaines années, avec plusieurs milliers de chiots inscrits chaque année selon les registres SCC.

Le budget

Estimation par fourchettes, à partir des données de la fiche et de votre situation.

Combien va vous coûter un Épagneul Breton ?

Les montants sont des ordres de grandeur calculés à partir de la fourchette de la fiche et de votre situation. Ce ne sont pas des tarifs commerciaux.

Alimentation
80 €/mois
Vétérinaire & entretien
80 €/mois
Assurance santé
35 €/mois
Accessoires (amorti 10 ans)
5 €/mois
Coût mensuel total
200 €
Coût sur 10 ans
24 000 €

Cette race vs moyenne DogMatch (11 400 € sur 10 ans)

moyenne du catalogue

Pour préparer l'arrivée d'un Épagneul Breton

Cinq essentiels à prévoir avant le premier jour.

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FAQ : Épagneul Breton

Sources

FCI, Fédération Cynologique Internationale, organisation mondiale qui codifie les standards de race depuis 1911. Numéro FCI 95 attribué au Épagneul Breton.

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